Béranger, chansonnier du romantisme

Vendredi 6 janvier 2017 nous avons la compagnie Capella Forensis qui nous a présenté quelques textes de Pierre Jean de Béranger au cours d’une soirée riche en surprises et en découvertes

« Après l’épopée napoléonienne, alors qu’un Musset annonce l’avènement d’une génération romantique marquée par le spleen (« alors s’assit sur un monde en ruines une jeunesse soucieuse »), dans un nouvel univers artistique pétri d’idéal et de désillusion, d’enthousiasme et de mélancolie, de platonisme et de sensualité, d’amour et de mort, d’autres artistes, plus proches des réalités quotidiennes, prennent la parole : les chansonniers.

Poètes et musiciens, troubadours du XIXème siècle, leur idéal artistique semble voler moins haut que celui de la brûlante nouvelle génération romantique. Proches du peuple, en particulier du peuple des villes, les chansonniers chantent ses souffrances, ses espoirs, ses ridicules et ses beautés. Leurs chansons ne sont pas de celles qui mènent à l’Institut, et ils s’en moquent : ils ont la clé des Caveaux où l’on chante et l’on boit en bonne compagnie.

Béranger, qui chante le peuple et ses rêves, qui observe avec clairvoyance le ballet de ses contemporains, est sans conteste le roi des chansonniers de la première moitié du XIXème siècle.

Plein de verve et d’esprit, de passion politique et de passions amoureuses, il moque et dénonce, sans jamais cesser de chanter, et de faire chanter, la poésie, le vin, l’amitié et l’amour. »

(source Capella Forensis)

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